Savoir quoi demander

J’ai un petit fils qui aime la crème glacée. En fait, il est prêt à tout pour qu’on lui en offre. Il en mangerait même au déjeuner si on le laissait faire. Il arrive que nous lui en refusions, le plus gentiment possible, bien sûr. Alors, il se fâche et nous boude pour un bon moment, puis il finit par passer à autre chose. On lui a expliqué que, bien que ce soit si délicieux, il y a des effets secondaires indésirables, surtout si on en mange trop fréquemment. Mais à trois ans et demi, nos arguments ne pèsent pas lourd face au souvenir fabuleux du dernier cornet au chocolat qu’il a avalé en trois bouchées.


Dans sa petite caboche, il ne comprend pas pourquoi entre son désir et le véritable bien qui lui convienne, il puisse y avoir une telle séparation. Nous sommes assez souvent dans ce même état, faisant fi de ce qui peut nous épanouir vraiment pour nous laisser tenter par ce qui nous attire dans l’immédiat. L’économie mondiale est tout entière fondée sur cette défectuosité de notre nature. L’évangile de ce dimanche nous invite à demander et même à demander avec insistance. Mais en lisant bien jusqu’au bout, Jésus nous indique aussi quoi demander pour être sûr d'être exaucé : l’Esprit-Saint.


Comme s’il s’agissait du plus grand bien que l’on puisse obtenir. Comme si l’Esprit-Saint pouvait, à lui seul, combler tous nos désirs. On croirait presque qu’il s’agit du génie de la lampe… On oublie peut-être que l’Esprit-Saint, c’est Dieu lui-même, en personne. Et que notre cœur, si rempli de désirs soit-il, ne peut trouver le repos, la satisfaction, qu’en lui. Demander l’Esprit-Saint, c’est permettre à tous nos désirs de retrouver leur juste place. Lc 11, 1-13