Changer d'air
- Édouard Malenfant, dir

- il y a 22 heures
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Je suis de ceux qui ont déménagé de résidences à quelques reprises dans leur enfance. Je n’ai pas de très bons souvenirs de ces changements. Il y a quelque chose de sécurisant à s’installer dans un lieu, à en avoir apprivoisé les racoins, à y fréquenter les mêmes personnes dont on peut prévoir les réactions. Pourtant, pour grandir dans la vie, il faut aussi risquer et aborder des situations nouvelles, inconnues. Pour apprendre à marcher, disait un sage, il faut accepter le risque de perdre l’équilibre. De nos jours, une partie non négligeable des personnes sur notre planète doivent déménager de force à cause de la famine et des guerres qui sévissent dans les lieux où ils étaient installés depuis des générations. Quitter sa terre et parfois aussi les siens est toujours un sacrifice.
Il n’y a pas si longtemps, le Québec envoyait plusieurs prêtres, religieux et religieuses en mission à l’étranger pour annoncer la Bonne nouvelle. Aujourd’hui, c’est un peu le contraire qui se produit. Toute l’histoire du salut est constituée de tels mouvements. Abraham, le premier et le peuple hébreux ensuite. Jésus lui-même a proclamé le Royaume des cieux dans bien des villes et des villages qui ne l’ont pas toujours si bien accueilli. Les apôtres, à leur tour, furent appelés à renoncer à leurs occupations pour suivre Jésus avec les fruits que l’on connaît.
La vie chrétienne est pleine de « déplacements ». Dieu ne semble pas lésiner sur les moyens pour rejoindre « la brebis perdue ». Il y a une joie profonde à donner sa vie au service de l’Évangile. Mais pour consacrer sa vie à cette mission, il faut peut-être avoir fait l’expérience pour soi-même que ce que nous annonçons est une vraie bonne nouvelle. Mt 4, 12-23





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