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PAROISSE

NOTRE-DAME-DE-BEAUPORT

La source

  • 5 mars
  • 2 min de lecture

J’ai appris à conduire dans la jeune vingtaine avec une voiture à transmission manuelle dans les côtes de Québec.  Je me souviens de la panique qui m’habitait alors que je calais le moteur sur trois lumières vertes consécutives sous le klaxon des automobilistes qui s’impatientaient derrière moi.  J’ai fini par vaincre cette peur en persévérant et grâce à la patience de mon maître-conducteur.  Au bout de quelques semaines, j’avais acquis toute l’autonomie requise pour me déplacer à ma guise.  Autant, au début j’avais l’impression qu’il y avait beaucoup trop de pédales et de boutons dans cette automobile, autant peu après, toutes ces commandes étaient devenues le prolongement naturel de mes propres membres.


Il me semble qu’avec la vie chrétienne, il y a des similitudes.  Dans le récit de cette rencontre fabuleuse entre la samaritaine et Jésus, dans l’évangile de ce 3e dimanche du Carême, elle doit, jour après jour, faire l’effort d’aller puiser de l’eau.  Et voilà que Jésus lui offre une eau qui épanche toutes les soifs.  Les pères de l’église associent cette eau à l’Esprit-Saint que procure le baptême.  Il y a bien des sources qui prétendent assouvir nos soifs, mais une seule peut les épancher toutes.  Au baptême, nous avons reçu un accès à cette source d’eau vive.  Mais peut-être avons-nous perdu l’habitude d’y puiser.


Après tant d’années de conduite, je n’ai plus à réfléchir quand je prends ma voiture.  Tous les gestes à poser sont désormais intégrés, comme ma respiration qui se fait sans effort.  Le cadeau immense de l’Esprit-Saint rend notre cœur vigilant à aimer, sensible aux besoins des autres, reconnaissant pour toutes les marques de tendresse que Dieu nous donne chaque jour.  Voilà l’eau vive dont nous avons tant besoin! Jn 4, 5-42


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