Être connu et reconnu
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J’ai été directeur d’école au secondaire pendant plus de vingt-cinq ans. J’ai adoré ce travail dans lequel tout était imprévisible. Pas deux journées pareilles. L’éducation est un monde extraordinaire. Accompagner des jeunes sur le chemin de leur autonomie est une œuvre passionnante. J’ai réalisé rapidement que pour exercer la moindre influence sur qui que ce soit, il y avait une condition essentielle, une porte à ouvrir : appeler l’autre par son nom. Intervenir sans connaître le nom d’un élève n’a jamais eu de véritable impact. Mais appeler « Victor » qui vient de laisser ses déchets sur la table de la cafétéria change tout. J’ai mis beaucoup d’énergie à tenter d’apprendre les noms des élèves pour les aborder personnellement et surtout pas seulement quand il fallait les sanctionner.
On se laisse mieux guider par quelqu’un pour qui on a du prix à ses yeux. Généralement, on n’aime pas décevoir ses proches. L’évangile de ce quatrième dimanche de Pâques nous présente Jésus comme le Bon berger. Une métaphore qui a peut-être perdu de sa compréhension pour bien des citadins qui ignorent tout de l’époque et des lieux où ces hommes passaient littéralement leur vie auprès de leur troupeau, à les conduire de pâturage en pâturage et à les défendre des prédateurs. « Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom » dit Jésus.
Le Seigneur de l’univers n’est pas un concept abstrait ou juste un sage qui auraient prononcé de belles paroles. C’est un guide qui est si proche qu’il nous connaît par notre nom, qu’il nous défend. La relation qu’il ne cesse de vouloir établir avec nous est une relation d’intimité et d’amour réciproque, lui qui nous connaît mieux que quiconque et qui nous reconnaît personnellement. Jn 10, 1-10





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