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PAROISSE

NOTRE-DAME-DE-BEAUPORT

Prophète dans son pays

  • il y a 46 minutes
  • 2 min de lecture

Je suis né au début des années 60.  C’était l’époque où l’école relayait la foi de nos parents et celle où, de temps à autre, un père blanc d’Afrique venait nous sensibiliser aux missions de l’Église pour convertir les peuples entiers qui ne connaissaient pas Jésus.  Personne de mon entourage n’aurait pensé remettre en question l’existence de Dieu ni l’autorité morale des curés.  Les rebelles étaient d’une grande discrétion.  Jusqu’à ce que le tapis se mette doucement à glisser sous nos pieds.  Vous connaissez la suite.


Un peu plus de 60 ans plus tard, c’est au tour des croyants de se faire discrets.  Désormais les plus jeunes prêtres du diocèse de Québec viennent majoritairement de pays étrangers, envoyés en mission ici.  L’opinion de l’Église pèse bien peu dans les décisions prises par nos gouvernements et assez peu dans la population en général.  La Bonne nouvelle n’a plus de refuge qu’entre les murs des églises qui sont encore debout.  Est-ce bien réaliste, dans un tel contexte, que l’Église puisse être encore missionnaire?  Est-ce possible d’être chrétien, chrétienne sans être envoyé en mission?  Et si oui, quelle est donc cette Bonne nouvelle à annoncer aujourd’hui?


« Viens, je te présente quelqu’un. »  Il me semble que la Bonne nouvelle est ce quelqu’un.  Ce quelqu’un qui m’a d’abord saisi moi-même et qui a changé quelque chose dans ma propre vie.  Quelqu’un de formidable, qui a donné sa vie pour moi.  Et si être missionnaire consistait juste à présenter ce « quelqu’un » à nos proches, puis à ceux et à celles qui ne l’ont pas encore rencontré.  Au baptême, nous avons été désignés « Prêtres, prophètes et rois ».  Peut-être sommes-nous appelés aujourd’hui à être prophètes ici, dans notre pays. Mt 9, 36 – 10,8


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