La tartre aux raisins de grand-maman Parent
- 4 juin
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Avant que j’entre à l’école, j’ai passé plus de temps chez mes grands-parents maternels qu’avec mes propres parents. Ils habitaient en face de chez moi et j’étais le premier petit-fils de la famille. Parmi les souvenirs formidables qu’il me reste de ma tendre enfance, il y a le goût de la tarte aux raisins de ma grand-mère. Cette tarte serait sans doute bannie aujourd’hui de tout régime alimentaire le moindrement soucieux de la santé des personnes. Elle était très sucrée, peut-être même qu’il s’agissait plutôt d’une tarte au sucre avec quelques raisins dedans… Après la mort de grand-maman, ma propre mère a perpétué la fameuse tarte, ce qui explique peut-être le ventre un peu proéminent que je tente de camoufler sans succès. Impossible de manger cette tarte sans que le visage de ma grand-mère ne ressurgisse dans ma tête. Elle la faisait pour me faire plaisir.
La nourriture est souvent associée à l’amour et à ce qui rassemble les gens. Ce n’est pas si étonnant que le Christ ait tenu à rassembler ses disciples autour d’un repas avant d’entrer dans sa passion. Le sacrement de l’eucharistie qu’on appelle aussi « communion » est la source et le sommet de la vie chrétienne. En partageant le pain et le vin, les fidèles communient au Christ, mais communient aussi entre eux, les uns aux autres. La messe n’est pas une juxtaposition de personnes qui font une dévotion privée à Dieu. Elle est le rassemblement d’un peuple qui partage la même foi et qui sont solidaires les uns des autres. « Ceci est mon corps. » Saint Paul utilisera le même terme pour désigner l’Église elle-même : un corps organisé avec des membres aux fonctions variées, mais unis par un même Esprit.
La fête de ce dimanche nous aide à approfondir l’amour de Jésus-Christ pour l’humanité. Mais elle est surtout un appel à vivre en communion les uns avec les autres, parce que nourris à la même table, comme les frères et les sœurs d’une même famille, comme les enfants d’un seul et même Père. Jn 6, 51-58





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