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PAROISSE

NOTRE-DAME-DE-BEAUPORT

Prendre une marche

  • il y a 3 minutes
  • 2 min de lecture

J’ai changé de quartier depuis quatre ans déjà.  Là où j’habite, il y a un mélange de verdure et de vie citadine qui me donne le goût d’aller prendre l’air beaucoup plus souvent.  J’ai donc pris goût à marcher.  Et marcher veut souvent dire aussi penser.  Dans les trajets que j’arpente, je repasse mes journées en tentant d’y déceler ce qui m’a échappé, ce que j’aurais pu faire de mieux, ce qui m’attend demain.  À l’occasion, mon épouse se joint à moi et nous échangeons alors sur la vie de nos enfants et les défis qu’ils rencontrent.  Sur ce qu’on peut faire encore pour mieux les soutenir.  Il arrive aussi que l’on partage notre compréhension des événements.  On n’en a pas toujours la même lecture et ça rend nos conversations plus riches encore.


Deux gars, eux aussi, prennent une marche dans l’évangile de ce dimanche.  Ils ont leur interprétation des événements qui viennent de se passer à Jérusalem.  Une histoire décevante, des espoirs anéantis, rien pour se remonter le moral.  Mais il leur manque un bout de cette histoire.  Ils n’ont pas tout saisi de cet événement et quelqu’un vient les éclairer et relire avec eux les faits mais avec une autre grille de lecture.  « Je n’avais pas vu ça sous cet angle-là. » se disent-ils.  Et il nous arrive à nous tous la même chose.  Il suffit parfois d’un autre regard sur un événement pour que nous réalisions que notre perspective était bien limitée.


La foi est ce complément de perspective qui nous permet de voir la réalité avec le regard de Dieu.  Sans elle, nous classons ce qui nous arrive en bonnes ou mauvaises choses, sans plus de nuances.  Mais la mort et la résurrection de Jésus nous permet de voir que même dans les événements les plus douloureux de notre vie, l’amour de Dieu peut triompher et nous ouvrir des horizons de bonheur qui nous auraient échappé autrement.  Osons donc emprunter le regard de la foi en ce temps pascal!  Lc 24, 13-35


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