Rendez-vous manqué
Fin du secondaire, comme plusieurs de mes amis, je dois trouver quelqu’un pour m’accompagner au bal des finissants. Mais, à deux semaines de l’événement, je n’ai abordé encore personne. Je connais bien Suzanne et Clémence (noms fictifs) et je me dis qu’une ou l’autre n’hésitera pas à dire oui à mon invitation. Mais je procrastine. Finalement, à deux jours du bal, je contacte Suzanne qui s’est déjà engagée avec Alex et m’avoue qu’elle a attendu pendant des semaines que je l’invite. Je me rabats sur Clémence qui venait juste de demander elle-même à Sébastien de l’accompagner. Je me retrouve bredouille et passe la soirée assis sans partenaire de danse. J’en ai tiré toute une leçon sur le prix de mes présomptions.
Pour la vie de foi, il y a certainement aussi quelques leçons à tirer de cette mésaventure. Reporter à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui comporte ses risques. La parabole des dix vierges dans l’évangile de ce dimanche nous questionne sur notre désir sincère de participer à la noce du Christ avec son Église. Y tenons-nous vraiment? Nous préparons-nous sérieusement à cette fête? Serions-nous trop occupés à nos petites affaires pour réaliser la valeur de cette invitation?
Le chemin pour se rendre à la noce ne semble pas si bien éclairé et il semble que nous ayons besoin d’une lampe bien pleine d’huile pour s’y rendre. Quelle est donc cette huile avec laquelle le Seigneur nous invite à remplir nos lampes? Où donc se la procurer sinon là-même où le Seigneur nous convie chaque dimanche pour le rencontrer? Mt 25, 1-13





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