top of page
2018-08-14-PNDB_logo_Icone2.png

PAROISSE

NOTRE-DAME-DE-BEAUPORT

La monnaie de sa pièce

il y a 3 heures
1 min de lecture

On parlait peu d’argent chez nous.  Peut-être justement parce qu’on en avait peu.  Je me souviens surtout de l’insistance de mon père pour surveiller de près tout gaspillage de nourriture.  À l’adolescence, j’ai eu un premier petit emploi dans un poste d’essence avec une vraie paye et de vraies retenues sur mon salaire.  J’ai compris sur le tas la différence entre un salaire brut et un salaire net.  Mais j’ai compris beaucoup plus tard ce qu’on faisait avec la partie qu’on prélevait sur mes payes.  Personne n’aime payer des taxes et des impôts.  C’est pourtant le seul moyen pour l’état d’assurer des services de base à tous les citoyens.


La perception d’une part de nos revenus par l’état ne date pas d’hier.  Ce droit est fondé sur la primauté du bien commun sur les biens individuels.  Ce principe étant admis, on peut bien ensuite juger de ce que l’état considère comme les besoins de base :  la santé, l’éducation, les voies de transport, les infrastructures, par exemple.  Nous confions à l’état le discernement d’un partage juste de la richesse.  Se soustraire à ce devoir de citoyen, n’est-ce pas un manque de solidarité envers les plus démunis?


La réponse de Jésus aux pharisiens qui l’interrogent sur l’impôt dû à César met cela en évidence.  Suivre le Christ ne nous dispense pas de nos devoirs d’état et certainement pas de la solidarité qui fonde ces mêmes devoirs.  Rendre à César ce qui lui appartient, c’est d’abord reconnaître en nos frères concitoyens le Christ lui-même qui s’est toujours identifié aux plus pauvres.  Mt 22, 15-21


Commentaires


bottom of page