Renaître de l’eau et de l’Esprit

Mis à jour : avr. 23

L’église nous propose ces jours-ci l’évangile d’une rencontre entre Nicodème et Jésus. Une rencontre très éclairante pour les temps que nous vivons. (Jn 3, 1-8)


Nicodème, qui avait sans doute plus de soixante-dix ans..., vient rencontrer Jésus en pleine nuit. On peut fortement présumer que ce détail du moment de cette rencontre, mentionné par Jean, veut mettre en évidence la peur de Nicodème d’être vu par les membres du Sanhédrin. La peur. Celle qui paralyse les jambes et le cœur. Celle qui nous soutire le peu de moyens qui nous restent quand l’épreuve surgit dans nos vies. Ce notable que Jésus qualifie de « maître en Israël » a pourtant décelé que cet homme est bel et bien venu de la part de Dieu, à cause des signes qu’il accomplit. Et ça lui donne juste le courage qu'il lui faut pour prendre ce risque.


Mais Jésus lui lance d’emblée une affirmation étonnante : « À moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu ». Nicodème lui pose alors une question qui nous apparaît à la fois naïve et sincère : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? » Cette question m’interpelle particulièrement. Parfois, je voudrais tout recommencer. Pour faire mieux. Naître à nouveau et me reprendre. À son âge, il est bien possible que Nicodème ait lui aussi quelques regrets, sinon quelques remords. Les pharisiens qu’il côtoie ont été maintes fois dénoncés par le Maître dans leur légalisme, leur intransigeance et leur moralisme suffocant. Mais comment faire?


Naître de l’eau et de l’Esprit. Qu’est-ce à dire? Passer par le baptême, peut-on penser? À cet âge si tardif? Oui, bien sûr. Laisser mourir le vieil homme dans cette eau paradoxalement vivifiante et se laisser guider par l’Esprit. Mourir à toutes ses envies qui nous séparent les uns des autres. Mourir à toutes ses habitudes de consommation sans limite qui dévalisent les deux-tiers de la planète. Mourir à tous ses rêves de grandeur qui nous font traiter nos frères et nos sœurs comme de simples moyens d’atteindre nos fins. Mourir au contrôle auquel nous tenons tant pour nous laisser surprendre et attendrir par les besoins concrets de ceux et celles qui nous entourent. Mourir pour renaître différent. Et à quel âge, en fait, on ne peut plus mourir?


« Le vent souffle où il veut.Tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va.Il en est ainsi du souffle de l’Esprit. » Voici un temps privilégié pour entendre cet Esprit. En pleine nuit. Dans ce confinement qui nous aide plus ou moins à mourir à tant de choses qui nous encombraient la vie. Ne sentez-vous pas ce vent souffler de plus en plus fort sur notre monde?


En complément, visionnez l'homélie de la messe du 21 avril par l'Abbé Laurent Penot (à 13 min 25 sec du début).



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