Le vrai premier trio

Bien avant les mets de nos restaurants rapides et bien avant le premier match de hockey de la ligue nationale existait un fameux trio. L’analogie s’arrête ici car le vrai premier trio n’a rien de comparable, il s’agit de la sainte Trinité : le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Un trio qui se complète parfaitement. Tellement qu’ils ne font qu’un tout en étant trois personnes. Ils ont donc des caractéristiques qui leur sont propres à chacun, mais leur unité demeure un mystère. C’est-à-dire quelque chose que nous n’aurons jamais fini d’approfondir et qui n’entrera jamais complètement dans notre petite tête.


Il a fallu un peu plus de trois cents ans de vie de l’Église pour fixer ce dogme au Concile de Nicée, même si déjà les évangiles et les épîtres de Paul y faisaient allusion. La vraie question est pourtant : qu’est-ce que cela change dans notre vie de chrétien de tous les jours? Le Dieu de Jésus-Christ n’est pas une idée abstraite plus ou moins accessible et réservée aux savants. Il est quelqu’un, une personne qui agit et qui est en relation avec nous. Il s’est révélé à nous en prenant chair en Jésus, son Fils, afin que nous puissions mieux accéder à son amour de Père. Et quand ce Fils nous a été ravi, notre Dieu a poursuivi de se manifester dans son Église en lui donnant son Esprit qui l’anime et qui par elle nous enseigne et nous guide vers Lui.


Dans la Deuxième lettre aux Corinthiens, Paul formule une salutation qui résume fort bien ce qu’est la sainte Trinité : « La grâce du Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. » Et dans le signe de croix que nous traçons lors des sacrements que nous célébrons et au début de nos prières, nous référons à ce mystère d’amour et de communion auquel nous avons la grâce de participer. Trinité sainte, donne-nous ton Esprit pour que nous suivions le Fils qui nous mènera jusqu’au cœur du Père. Amen. Jn 16, 12-15


Andrei Roublev, Icône de la Trinité