top of page

La foi et les signes

On profite parfois du récit de l’apparition de Jésus ressuscité à l’apôtre Thomas pour faire l’apologie du doute. Ça nous console un peu de constater qu’un des douze apôtres, bien canonisé, ait affiché ce scepticisme qui ne nous est pas si étranger. Et l’on se dit que c’est une réaction normale de douter. Sans entrer ici dans des considérations trop théologiques, il me semble que la lecture attentive de ce récit avance plutôt que la foi est un cadeau immense qui conduit tout droit au bonheur : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » La foi est un don gratuit qui ne change pas la réalité mais nous en fait découvrir le sens profond.


La plupart des choses que nous tenons pour vraies, nous ne les avons pas vérifiées nous-mêmes. Nous avons cru les personnes qui nous les ont transmises en leur faisant confiance, présumant qu’elles n’avaient pas de raisons de nous tromper. Plus de 2000 ans après la résurrection du Christ, il n’y a évidemment plus de témoins oculaires de cet événement. Il ne nous reste que le témoignage transmis à travers les générations et les effets réels de la foi des chrétiens et des chrétiennes dans leur vie bien concrète pour y croire. Les paroles et les actes des apôtres et des premières communautés chrétiennes ont fortement questionné le monde païen. Ce sont les signes visibles de quelque chose d’invisible qui en est la source. Les paroles et les gestes du Christ lui-même ont été reproduits par ces témoins : célébration, communion, pardon, partage, soin des pauvres, etc.


Notre monde n’a pas moins besoin de ces signes aujourd’hui pour reconnaître Jésus-Christ bien vivant. Ceux et celles qui doutent veulent encore le toucher et ne trouvent pas si facilement ce corps du Christ. Ce corps, c’est cette communion véritable entre nous, cette Église bien vivante, que le monde a tant besoin de voir et de toucher pour croire en la résurrection. Saurons-nous en donner les signes?

Jn 20, 19-31 Crédit photo: Daniel Bizzo


2 comentarios


Jacques Boisvert
Jacques Boisvert
24 abr 2022

La lumière est faite pour apporter la lumière au monde ,mais au Québec,elle reste cachée comme les apôtres après la crucifixion de Jésus.Au Québec ,elle doit s’exprimer sur toutes les plates formes publiques avec conviction et amour.

Ex.Si le pape vient au Québec à Sté Anne de Beaupré,pourquoi ne pas organiser une marche reliant la basilique de Québec et Sté Anne de Beaupré…..Accessible aux croyants pratiquants ou non ainsi que de simples défis sportifs……Cela aurait un effet positif et repositionne l’église dans cette nouvelle mouvance dynamique publique et accessible à tous ♥️

Me gusta

Jacques Boisvert
Jacques Boisvert
22 abr 2022

Comment dépoussièrer l’Eglise je pratique avec ma femme mais mes trois fils ont décroché vers la fin de l’adolescence.J’ai deux petits fils baptisés presque de force…..pour nous faire plaisir…. Pourtant,dans leur jeunesse,ils sont allés à l’école priv confessionnelle .Messe tous les dimanches,servants de messe en plus et ça ne les a pas rejoint…pour eux,pas de valeur,plate ,perte de temps et doute sur le message offert.Dans la vie publique,on ne parle plus de notre religion ni de son implication.Exemple qui semble fonctionner, c’est l’église La chapelle……Souvent,les noirs,espagnols ou mexicains ont de belles idées dans leurs célébrations.Un défilé,une parade ou autre pour se manifester publiquement ♥️

Me gusta
bottom of page