Ouvrir les yeux
- 12 mars
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Alain était un vrai boute-en-train. Toujours le dernier à quitter les fêtes. Il avait un problème avec sa consommation d’alcool. Nous sommes quelques-uns à avoir insisté souvent pour tenter de le convaincre de ne pas conduire après avoir tant bu, mais il était impossible à raisonner. Il minimisait toujours sa consommation. Ce qui devait arriver arriva. Il a raté une courbe et est passé à un cheveu de perdre la vie dans un terrible accident qui lui a laissé des séquelles permanentes. On s’en est tous voulu énormément de ne pas lui avoir volé ses clés ce soir-là. C’était une autre époque.
Difficile d’ouvrir les yeux d’un aveugle. Il faut parfois une certaine violence et beaucoup de courage pour aider quelqu’un qui ne veut pas voir. L’évangile de ce 4e dimanche du Carême nous parle en fait de plus d’un aveugle… Il y a cet aveugle de naissance que Jésus guérit avec de la boue dans les yeux (plutôt violent comme médecine) et il y a aussi ces pharisiens qui refusent de voir l’œuvre de Dieu dans cette guérison parce que cela s’est produit le jour du sabbat. Dans ce récit, l’aveugle de naissance sort guéri, les pharisiens demeurent dans leur cécité. Encore aujourd’hui, il y a beaucoup de gens qui ne savent pas voir l’œuvre de Dieu dans leur vie.
La foi est une faculté de voir ce que plusieurs ne voient pas. C’est un cadeau immense que nous recevons au baptême et c’est l’Église qui a aujourd’hui ce pouvoir de nous ouvrir les yeux sur les merveilles que Dieu fait dans nos vies, mais aussi sur les besoins de ceux et de celles qu’il place sur notre chemin. En ce Carême, c’est Jésus, qui nous invite comme pour cet aveugle à retourner à la source de notre baptême, dans cette piscine qui enlève tout ce qui nous empêche de voir l’amour du Père. Jn 9, 1-41





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