Ne plus être là et y être encore
- il y a 4 jours
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On ne réalise pas toujours la pleine valeur des choses. Encore moins celle des personnes que nous côtoyons. C’est souvent leur absence qui nous fait réaliser à quel point elles faisaient une différence dans notre vie. On s’habitue si vite au bonheur. Quand un enfant quitte la maison familiale, il arrive que nous poussions intérieurement un petit soupir de satisfaction : enfin, il volera de ses propres ailes. Mais quelques jours à peine se sont écoulés que nous pleurons son départ et nous inquiétons de ce qui peut bien lui arriver. On en vient même à regretter le désordre de sa chambre et sa mauvaise humeur matinale. Quand il s’agit du « grand départ », du départ irréversible, c’est tout notre être qui se liquéfie. Pourquoi donc faut-il cette absence pour nous révéler la valeur de la présence?
Les disciples de Jésus ont traversé trois années d’une rare intensité. Un temps qui a sûrement passé trop vite pour qu’ils assimilent le message du maître qui leur a tout révélé de lui-même. Et, de surcroît, ils ont dû faire faire à deux départs : sa mort atroce en croix et son ascension vers le Père. Et pourtant, sa présence ne semble pas leur avoir fait défaut. Au contraire, dans les promesses qui se réalisaient sous leurs yeux, ils ont senti que le Christ était bien là, tout au près d’eux, d’une manière plus puissante encore. C’est Lui qui leur donnait chaque jour la foi et le courage d’annoncer l’invraisemblable victoire du Christ sur la mort à tout vent et de supporter le mépris et les persécutions.
Plus de deux millénaires après son départ vers le Père, Jésus ne cesse de faire sentir sa présence dans son Église qui est son corps bien visible dans notre monde. Les signes qu’il opère à travers elle continuent de nous révéler le visage du Père et de rendre présent le ciel sur notre terre. Bonne Ascension! Ac 1, 1-11





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