Mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie!
- Édouard Malenfant, dir

- il y a 22 heures
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« Il ressemble à son père comme deux gouttes d’eau. Il patine pareil, il fait les mêmes feintes quand il traverse la ligne bleue. Je pense qu’il est même meilleur. » On a déjà entendu ça quelque part. Il suffit de passer un peu de temps à l’aréna ou sur le bord d’un terrain de soccer pour lire dans le regard des parents toute la fierté devant les performances de leurs enfants. C’est la même chose qui se produit aux concerts de musique des enfants et à bien d’autres concours. On a beau essayer de se calmer la fierté, mais elle monte d’elle-même. On perd facilement toute objectivité quand il s’agit de nos propres enfants et ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose.
On dirait bien que Dieu lui-même n’y échappe pas. À au moins deux reprises, les évangélistes témoignent d’une intervention de sa part pour évoquer l’amour qu’il a pour son Fils. C’est le cas à son baptême et à la Transfiguration. Ce que l’Église nous enseigne c’est qu’à notre propre baptême, Dieu n’en fit pas moins. Pour chacun et chacune, il a manifesté son amour, son engagement à nous donner le pouvoir immense de vaincre la mort et tout ce qui nous y conduit. Et il se réjouit de nous voir patiner seul, de nos bons coups, de constater que nous nous laissions guider par son Esprit-Saint pour aimer, pour partager, pour témoigner. Ce qui rend Dieu le plus heureux? Nous voir heureux!
Au baptême, nous recevons un nom par lequel le Seigneur nous interpelle, non pas d’une façon anonyme, mais personnellement. Il fait de nous ses fils et ses filles et plus nous nous laissons pénétrer des grâces du baptême, plus nous lui ressemblons. Demandons l’esprit filial qui nous unit à notre Père du ciel et qui nous permet de reconnaître en chaque personne un frère, une sœur en Jésus-Christ. Mt 3, 13-17





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