Travailler pour le Royaume
Le marché de l’emploi a bien changé. À une certaine époque, pour un poste affiché, on pouvait recevoir un nombre incalculable de curriculum vitae. De nos jours, pour bien des emplois, des patrons nous disent que ce sont eux qui sont passés en entrevue et qu’ils doivent se plier aux exigences des postulants pour les recruter. Plus récemment, on a vu l’impact des modifications apportées aux critères d’accueil des travailleurs étrangers qui exacerbent la pénurie d’emplois dans bien des domaines.
L’Église n’échappe pas elle non plus au phénomène. Les vocations sacerdotales se font rares. Le clergé vieillit et la tâche est de plus en plus lourde pour ceux qui restent ayant à desservir des territoires de plus en plus grands. N’y a-t-il pas là un appel à plus d’engagements des laïques dans la mission pastorale? N’a-t-on pas reçu au baptême la triple mission de prêtre, prophète et roi?
Je me souviens de ma première embauche comme enseignant dans un collège, de la fierté que j’avais d’avoir été choisi pour ce travail. J’avoue que je n’accordais pas beaucoup d’importance au salaire qu’on me versait parce que le seul fait d’avoir cet emploi était déjà pour moi une récompense. Dans la sphère religieuse, on ne voit pas toujours les résultats du travail que nous faisons car les véritables effets sont bien souvent dans le cœur des gens et plus difficiles à percevoir. Mais le salaire qui nous attend est si grand qu’on ne peut même pas l’imaginer, qu’on soit ouvrier de la dernière heure comme de la première. Mt 20, 1-16





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