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Tous pour Un

Nous n’avons pas tous les mêmes réactions face à la différence. Plusieurs sont plutôt craintifs face à l’inconnu. D’autres, au contraire, sont curieux et cherchent à comprendre. Mais plus généralement, quand nous sommes confrontés à des personnes qui ne pensent pas comme nous, avouons que nous adoptons le plus souvent une attitude de méfiance, de fuite ou de jugement. Notre premier réflexe n’est habituellement pas de nous dire que ces personnes ont simplement une autre expérience de la vie que celle que nous avons; peut-être même une expérience complémentaire à la nôtre et qui pourrait l’enrichir. Dans le domaine de la foi, c’est plus compliqué encore. Les convictions sont profondes. Ce sont des assises sur lesquelles toute notre compréhension du monde repose. Accueillir l’expérience de foi des autres peut venir ébranler ces assises et on préfère alors changer de sujet ou interrompre le dialogue.


Mais le désir de Jésus-Christ est pourtant on ne peut plus limpide : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » Dès les premiers temps de l’Église, les divisions n’ont pas tardé à se manifester comme Paul le dénonce dans sa lettre aux Corinthiens. La foi chrétienne est si riche de sens et si profonde qu’il est bien risqué de la réduire à notre expérience personnelle de Dieu. L’unité à laquelle le Christ nous convie n’est pas une uniformité d’expériences, mais la conscience que nous sommes les fils et les filles du même Dieu, en Jésus-Christ.


Les chrétiens et chrétiennes du monde entier prient ces jours-ci pour que ce désir du Christ se réalise et que s’estompent nos divisions. L’œcuménisme n’est pas un caprice de quelques théologiens modernes. C’est un appel sérieux du Christ lui-même à nous laisser « unir » par son Esprit-Saint pour mieux vivre des grâces de la foi dont il nous a fait cadeau. 1 Co 1, 10-13.17