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Renoncer à soi-même

Il y a un courant très fort qui incite à penser à soi, à prendre soin de soi, à s’aimer soi-même et on comprend bien que le soin que nous prenons de nous-mêmes est bénéfique à toute personne et permet à bien du monde d’éviter les épuisements dont on se relève difficilement. Mais admettons du même coup que les personnes qui nous rendent la vie le plus agréable sont celles sur qui nous pouvons compter à toute heure du jour et de la nuit pour nous venir en aide. Pour elles, nous savons que nos besoins passeront toujours devant les leurs.


La liberté dont nous avons hérité nous impose souvent de choisir entre les besoins d’un autre et les nôtres propres. Et choisir c’est renoncer à ce qu’on ne choisit pas… Bien sûr, il arrive aussi de temps à autre que les besoins des autres coïncident avec les nôtres. Mais bien souvent, ce n’est pas le cas. Les parents qui renoncent à leur besoin de sommeil pour prendre soin de leur nourrisson le savent bien. Et quand les nourrissons prennent de l’âge, leurs besoins ne diminuent pas mais ils se compliquent : un transport pour l’aréna, un voyage humanitaire à financer, des petits-enfants à garder, etc. Les philosophes ont parlé de solidarité, d’altruisme, de bienveillance pour décrire ce que l’évangile appelle simplement le renoncement à soi ou l’amour.


Le Christ n’y va pas par quatre chemins dans l’évangile de ce dimanche : impossible de prétendre le suivre sans renoncer à son confort, sans sortir de soi-même. Et le premier pas est certainement d’ouvrir les yeux et les oreilles pour voir et entendre l’autre, parfois tout près de soi, qui a besoin d’un peu d’attention, de reconnaissance ou de tendresse. Quand nous communion au corps et au sang du Christ, nous prenons des forces pour reconnaître dans l’autre le Christ lui-même qui nous interpelle et pour répondre concrètement à cet appel. Mt 16, 21-27


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