Où s'en va-t-on?

Il m’arrive d’aller au cinéma de temps à autre et plus rarement au théâtre. J’avoue que je m’y reconnais de moins en moins. J’ai l’impression d’assister chaque fois à une surenchère de violence. C’est comme si nous étions devenus de moins en moins sensibles au mal. Il nous en faut de plus en plus pour nous impressionner, pour nous surprendre ou pour nous scandaliser. En fait, on distingue de moins en moins clairement la réalité de la fiction. Je ne suis pas certain que cette banalisation du mal soit un signe d’évolution de l’humanité.