Les bons et les méchants
- 16 juil.
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Le monde du cinéma a tôt fait de comprendre la psychologie humaine qui a tendance à tout simplifier et n’aime pas beaucoup les nuances. C’est ainsi que cette industrie a produit une quantité astronomique de films dans lesquels il y a d’un côté, les bons et, de l’autre, des méchants. Les bons sont vraiment bons. Ils ont pratiquement toutes les qualités et sont drapés d’un courage sans limite qui leur permet d’affronter les méchants et de les vaincre au final après avoir généralement surmonté les épreuves les plus périlleuses. Les méchants sont vraiment méchants. Ils sont armés jusqu’aux dents et emploient des moyens tous plus cruels les uns que les autres pour s’approprier injustement les biens des bons. Il ne vous reste plus qu’à choisir vos acteurs…
Mais la réalité est pas mal plus nuancée. L’âme humaine pas mal plus complexe. Saint Paul n’avoue-t-il pas : « En effet, ma façon d’agir, je ne la comprends pas, car ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas ; mais ce que je déteste, c’est cela que je fais. » Le christianisme a une conception de l’être humain qui prend en compte ce mystère de la coexistence du bien et du mal qui nous habite. Le Christ a lui-même dénoncé le mal mais sans jamais réduire celui qui le commet à son péché. Au contraire, il est venu pour les pécheurs, pour nous ouvrir une voie qui peut nous libérer de tout élan de haine et d’égoïsme qui assèche notre âme et ralentit la venue du Royaume.
Le Christ a remis à son Église ce pouvoir extraordinaire de réconcilier l’homme avec ses frères et avec Dieu mais aussi avec lui-même pour qu’il ne soit plus un être divisé, tiraillé mais tout entier réintégré dans sa vocation d’aimer. Laissons le Seigneur faire en nous ce travail de miséricorde. Mt 13, 24-43





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