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Le vélo volé

« Me prêtes-tu ton vélo? Je dois rentrer chez moi avant 11 heures. » J’avais un vélo presque neuf. Je ne l’ai plus jamais revu. Réjean l’a laissé dehors, chez lui, et se l’est fait voler cette nuit-là. Ses parents n’avaient pas les moyens de lui acheter un vélo, encore moins de me compenser pour ce vol. C’était au début de l’été. Je lui en ai voulu longtemps. Et ce n’était qu’un vélo. J’en ai reçu un nouveau de ma marraine à mon anniversaire suivant. Mais, j’ai eu longtemps ce sentiment de déception et je suis devenu plus réticent à prêter mes choses pour une bonne période de ma vie. La confiance trahie laisse des traces. Du même coup, j’ai bien saisi que si on avait assez confiance en moi pour me prêter quelque chose, je devais en prendre grand soin.


Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus nous présente une parabole qui peut nous paraître dure. Elle semble dénoncer l’écart qu’il y a entre les dons que Dieu a faits au peuple élu et le peu de fruits qui en résulte. Mais si l’Église nous donne cette Parole à méditer aujourd’hui, c’est sans doute qu’elle nous concerne aussi. Comment nous comportons-nous avec les dons dont le Seigneur nous a comblés? Comment accueillons-nous ceux et celles par qui nous avons reçu ces dons? Quel soin prenons-nous de la vigne que le Seigneur nous a confiée?


Pendant que l’Église est réunie en synode pour se mettre à l’écoute de l’Esprit-Saint et mieux répondre aux besoins des hommes et des femmes de notre temps, le monde attend de nous tous et toutes qui formons cette Église des fruits tangibles. Pas seulement dans les grands discours officiels qui en émaneront dans un an, mais dans nos faits et gestes quotidiens. La vigne a besoin de beaucoup de soin, serons-nous à la hauteur de la confiance que Dieu nous donne pour en tirer les fruits qu’il en attend?

Mt 21, 33-43


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