Le privilège d'entendre et de parler

Il y a quelques bonnes années, nous avons eu notre premier enfant, Thomas, qui a mis très peu de temps à apprendre plusieurs mots et à parler. Il avait tant de choses à raconter et tous nos amis qui passaient à la maison s’émerveillaient de la richesse de son vocabulaire. Puis, nous avons eu un deuxième fils, Antoine, duquel nous nous attendions à la même volubilité. Mais il en fut tout autrement. On a compris assez vite que notre deuxième enfant n’éprouvait absolument pas le même besoin de s’exprimer. En fait, il émettait des sons à peu près toujours incompréhensibles que son aîné nous traduisait heureusement avec des