La liberté des enfants de Dieu
- 18 juin
- 2 min de lecture
On associe dans l’opinion commune la religion à un tas d’interdits. Liberté et religion semblent, de ce point de vue, carrément aux antipodes. Mais en y regardant de plus près, ce n’est peut-être pas si simple. En fait, si on considère qu’être libre c’est faire tout ce qu’on veut quand on veut, toutes les religions posent leurs balises, leurs limites. Pourtant, bien des prisonniers ont expérimenté que la liberté qu’ils croyaient prendre en causant du tort à autrui était en fait une pleine soumission à leurs émotions du moment. La vraie liberté n’est-elle pas plutôt cette capacité de faire les bons choix pour soi-même et pour les autres?
Est-il libre celui qui ne vit que pour assouvir ses instincts? Est libre celui qui agit conformément à sa conscience, à ses convictions même quand il y a un prix à payer. Est libre celui qui garde le cap sur le but qu’il s’est fixé même quand les vents sont contraires. C’est à cette liberté que le Christ nous invite. Celle qui a permis aux premiers disciples de partager au monde une vérité profonde malgré les persécutions. Cette liberté prend toute sa force dans la conviction que notre Père du ciel rendra justice et assure la victoire, le bonheur sans fin, à ceux et celles qui auront persévéré jusqu’au bout.
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ! » Il ne s’agit pas d’ignorer les autres, de mépriser ceux qui ne partagent pas notre opinion, mais d’être sincère et honnête face à soi-même et de ne pas se défiler quand on nous demande de rendre compte de l’espérance qui nous habite. Il n’y a pas de vraie liberté sans vérité et sans justice : voilà ce que la foi nous enseigne. Mt 10, 26-33





Commentaires