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La foi sans courage, une foi stérile

À l’instar de bien des adolescents, j’ai eu une période de révolte au cours de laquelle mes pauvres parents ne savaient plus trop qui j’étais devenu.  J’ai même fugué de la maison familiale pendant quelques semaines.  J’ai bénéficié de l’hospitalité de plusieurs amis qui se sont relayés pour m’héberger chez eux.  Puis, les parents de l’un d’eux a pris le temps d’écouter mes jérémiades une bonne soirée.  Le père de mon ami, pour qui j’avais un grand respect, a eu le courage de me dire que j’étais dans l’erreur; que la sévérité de mes parents n’était pas exagérée et la chose que je devais faire était de retourner à la maison en leur demandant pardon.


Ce que je fis après quelques jours de murmures contre cet homme qui m’avait dit courageusement la vérité.  Il est souvent plus facile d’être complaisant que de dire la vérité.  Il faut parfois accepter de sacrifier l’affection superficielle que nous procure la complaisance pour vouloir le véritable bien de l’autre.  Mais nos vrais amis ne sont-ils pas ceux qui, justement, sont capables d’être vrais avec nous quand nous nous égarons?


Les paroles de ce dimanche nous rappellent que la vérité de l’Évangile n’entraîne pas toujours un accueil favorable.  Les valeurs qu’il propose pour notre monde ne sont pas les plus populaires et beaucoup préfèrent vivre leur foi loin de la controverse.  Mais la foi sans courage n’est peut-être pas la foi de Jésus-Christ. Mc 6, 1-6


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