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PAROISSE

NOTRE-DAME-DE-BEAUPORT

La foi qui allège les fardeaux

  • 30 juin
  • 2 min de lecture

Certaines situations de vie nous semblent si intenses qu’on a peine à y croire.  Il y a une quinzaine d’années, on a connu un couple dans une retraite.  Comme nous la passions presque totalement en silence, nous avons eu peu d’occasions d’échanger sur place avec eux.  Juste assez en fait pour saisir qu’ils avaient beaucoup de points en commun avec nous dont une famille nombreuse.  Ils habitaient près de Gatineau et nous avons échangé nos coordonnées nous promettant mutuellement une occasion de nous connaître un peu plus.  Le temps a fait son œuvre et nous nous sommes perdus de vue pendant presque cinq années.  Puis, nous avons appris que Sylvie, l’épouse de Marc, était décédée d’un cancer foudroyant, laissant Marc avec une famille de douze enfants de moins de 20 ans.  À peine six mois plus tard, nous avons appris que la petite avant-dernière était aussi décédée dans un incendie de la maison familiale.  Elle n’avait pas encore 4 ans.  On aurait vu ça dans un film qu’on aurait trouvé qu'il s'agissait d'un très mauvais scénario plutôt invraisemblable.


Quand nous avons pu reprendre contact avec Marc, quelques mois plus tard, nous avons été sidérés par la paix qui l’habitait.  Il nous a raconté calmement toute l’aide qu’il avait reçue : sa belle-mère qui est venue l’aider, ses frères, ses neveux et plusieurs de ses voisins qui sont venus reconstruire sa nouvelle maison en moins de six mois, les services sociaux qui ont été d’une gentillesse et d’une disponibilité sans borne.  Et il répétait sans cesse à quel point « le bon Dieu avait été bon avec lui ».  Nous étions renversés par la foi de cet homme.  Bien sûr, il avait beaucoup pleuré les décès presque coup sur coup de sa petite Amélie et de sa Sylvie.  Mais il était sûr qu’elles étaient toutes les deux auprès de Dieu et cela lui suffisait.  On aurait maudit pour beaucoup moins.


Dans les conversations que j’ai pu avoir avec Marc par la suite, c’est lui qui m’apaisait et qui me redisait sans cesse que c’est sa foi qui l’avait porté durant ces événements et qui le porte encore aujourd’hui.  Pour Marc, c’est littéralement Jésus-Christ qui est venu porter son fardeau de peine avec lui.  Il me disait tout bonnement que sa foi est même quelque chose que rien ni personne ne pourra jamais lui enlever.  Mt 11, 25-30


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