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Espérer pour goûter la joie

Pierre-Luc et Jeanne, deux amis, attendent leur deuxième enfant. Pour la plupart des parents, c’est un événement heureux. Pour Pierre-Luc et pour Jeanne, ce n’est pas si simple. Maxime, leur aîné, est né avec une malformation cardiaque et nécessite des soins récurrents et une attention de tous les instants. Hier, ils ont reçu une nouvelle qu’ils attendaient depuis plus de six mois : leur deuxième enfant ne présente aucune anomalie et toutes les chances sont excellentes pour qu’elle soit en pleine santé. Bien sûr, la petite Éloïse (ce sera son nom) ne montrera son bout du nez que vers le début de février et d’ici là bien des choses peuvent se produire. Mais Pierre-Luc et Jeanne ont le cœur à la fête et n’ont pas tardé à annoncer ce résultat à tous leurs amis. On les comprend.


Il y a les événements heureux et il y a des signes avant-coureurs qui les précèdent. Il y a parfois autant de joie ressentie à la vue des signes qu’au moment de l’événement lui-même. L’espérance n’est pas une abstraction. C’est une vérité bien concrète qu’on anticipe. La vie apporte son lot de difficultés : deuils, maladies, séparations, trahisons, etc. Quand surgit un peu de lumière dans ces ténèbres, ça change tout. Dieu sait bien que nous sommes faits pour la joie et que l’espérance en est une source profonde dans les temps de tempête. Ici, il ne s’agit pas d’une pensée magique qui tente de masquer les vrais problèmes auxquels nous sommes confrontés, mais de l’assurance que nous ne sommes pas seuls face à ces problèmes et que Celui qui se fait proche de nous a le pouvoir réel de tout guérir et de tout transformer.


Ce que Jean-le-Baptiste annonce est déjà source de joie pour celui et celle qui vit un temps de souffrance. C’est la mission de tout vrai prophète de témoigner de l’espérance et de la joie dans les temps de tristesse et de désarroi. N’est-ce pas la mission qui nous est confiée aujourd’hui, à notre tour? Mt 11, 2-11

Crédit photo : Vittoriamia (Cathopic)