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PAROISSE

NOTRE-DAME-DE-BEAUPORT

Changer d'idée

  • 13 août
  • 2 min de lecture

À mon entrée au cégep, dans un autre siècle, je voulais continuer de faire du sport collectif comme j’avais pu en faire durant tout mon cours secondaire.  Je me suis donc présenté aux camps d’entraînement de quelques équipes sportives et, pour l’une d’elles, j’ai été retranché.  Mon orgueil en a pris un coup!  Je me suis promis de ne plus jamais pratiquer ce sport.  Deux semaines plus tard, le capitaine de l’équipe m’aborde en me disant que le 2e passeur de l’équipe avait abandonné le cégep et que l’entraîneur lui avait demandé ce que je faisais.  J’ai eu le réflexe de dire spontanément que ça ne m’intéressait plus, mais j’ai accepté d’aller voir l’entraîneur et de réintégrer l’équipe.  J’ai joué les deux années comme partant et je n’ai cessé de jouer qu’une bonne trentaine d’années plus tard.


J’ai surtout réussi à accepter d’avoir été retranché et j’ai admis que c’était une décision juste car les deux premiers passeurs étaient meilleurs que moi en défensive.  L’évangile de ce dimanche m’a replongé au cœur de cette aventure.  Une femme demande la guérison de sa fille et Jésus la lui refuse.  Elle admet qu’elle ne remplit pas les critères pour obtenir cette faveur, mais elle le demande avec tellement de foi et d’humilité que Jésus lui accorde finalement ce miracle et fait l’éloge de sa foi.  Prier avec foi, c’est aussi prier avec humilité, reconnaître ses propres limites et savoir que Dieu donne gratuitement, sans égard à nos mérites.


Dans un autre passage, Jésus dit : « Demandez et vous recevrez. »  Mais, il y a peut-être une différence de fond entre « demander » et « exiger ».  Quelle est la posture de notre cœur quand nous adressons nos demandes à Dieu? Mt 15, 21-28


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